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J'appuie sur la gâchette
Kool Shen
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JoeyStarr
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Lyrics
Original
Translation
Bilingual
Seul dans la pénombre (seul dans la pénombre)
Avec mon passé (avec mon passé)
Cherchant à me remémorer (cherchant à me remémorer)
Les joies et les raisons pour lesquelles j'encaisse
La monotonie de cette vie (la monotonie de cette vie)
Plus désarmé qu'au premier jour (qu'au premier jour)
Les années blanches de ma jeunesse se sont laissées posséder
Quant au futur (quant au futur, hm)
Le futur, hm (le futur, hm)
J'ose même pas y penser (j'ose même pas y penser)
Vide est ma vie (vide est ma vie)
Et pourtant (et pourtant)
Nan, je n'ai pas choisi (nan, je n'ai pas choisi)
Tant le présent n'est que néant
Tout a commencé sûrement le jour où je suis né
Le jour où je n'ai pas croisé la bonne fée
Qui aurait fait de moi ce que je ne suis pas
Ce qu'il m'arrive d'envier parfois
Ceux que la vie a dotés d'une chance, mais moi (moi)
Malheureusement, voilà, je n'en suis pas là
Et privé de ça, pour qui devrais-je mener un combat?
De toute façon, pas la peine
Je connais la rengaine, mais je n'ai pas la force
Mon amour pour la vie s'est soldé par un divorce
Moi aussi, j'ai rêvé de connaître l'idéale idylle
Le désir, la passion pour ne pas perdre le fil
Quitter sur-le-champ la ville, s'isoler sur une île
Au lieu de ça, ma vie file, se faufile et défile, sans domicile fixe
J'ai toujours relevé la tête, même à genoux
Mais ce soir, je suis fatigué de lutter
Et pense sérieusement à tout déconnecter
L'hiver a posé son manteau (l'hiver a posé son manteau)
Comme si la mort était déjà là (comme si la mort était déjà là)
Tout près de moi (tout près de moi)
Le froid me lacère la peau (le froid me lacère la peau)
Comme cette vie, dont je n'ai plus envie
Égaré dans ces pensées, où tous ne cessent de m'apitoyer (voilà)
Ce soir, je vais craquer (ce soir, je vais craquer)
Ne pouvant qu'échapper à mon destin
L'âme stressée, le cerveau compressé
Comme usé par la guerre des nerfs à laquelle je dois me livrer
Subir sans pitié, sans répit, voilà ma vie
Gris semble l'avenir et noir est la couleur de mon esprit
Je n'essaye plus de comprendre, ni de me faire entendre
Je suis le troupeau avec un numéro collé dans le dos
Métro, boulot, aseptisé du cerveau
Mon ultime évasion se trouve dans le flot de ces mots
Quarante ans de déboires passés à la lumière du désespoir
Tu peux me croire, ça laisse des traces dans le miroir
J'ai les neurones affectés et le cœur infecté
Fatigué de lutter, de devoir supporter la fatalité
Et le poids d'une vie de raté
Voilà pourquoi je m'isole, pourquoi je reste seul
Seul dans ma tête (libre)
Libre d'être un esclave en fait, battant en retraite
Fuyant ce monde d'esthètes en me pétant la tête
OK, j'arrête net, j'appuie sur la gâchette