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Les Vieux

Petit Jérémy et les Grands
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Il y avait René René qui perd la tête Mais qui n'oublie jamais Qu'il n'y a personne pour la fête Ma chère René Toujours habillé de Blanc Mais d'un blanc élégant Jusqu'à la pointe de ses gants Elle me répétait René cutour de sa tasse à café René Que les gens l'avaient oublié Que plus personne ne l'invitait clors, elle traînait toute la journée, son vieux corps usés Jusqu'au soir, avec l'espoir de m'apercevoir Et elle m'a dit Tu sais mon petit, je suis pas ta mamie Mais retiens bien ça, avant que je ne sois plus là Pour Gérard lui c'est différent, il m'inspire des rimes et des vers mais je ne sait Qu'en faire Il a l'âme d'un grand père trop tôt abandonné par ces paires Et quand il se noie jour et nuit dans son verre il boit il boit et roule ces galères Son cigare allumé fumant sur sa moustache fané, un sourire à dent de scie sur Un humour beauf décalé Et dans le mar de son Ricard on peux lire comme dans des cartes de taro que sa Vieille chemise à carreaux n'a pas vu la douceur d'une femme depuis qu'elle a Pris ce métro direction saint Malo Le laissant sur le quai avec le souvenir d'un adieu bâclé, et l'impression d'être cbandonné à jamais. cbandonné à jamais dans les murs de ce bar qui connais Par cœur les histoires passées du vieux Gérard Gérard m'invitait souvent à m'assoir avec lui, lui qui me répéter tard le soir, qu'il En était fatigué de l'ennui, de voir passé ces heures, de ce remémorer ces Rancoeur et ces peines de cœur Et si je devais retenir qu'une seule chose de mon ami Gérard, qu'il aurait Sûrement aimé vous dire si il était là ce soir, n'aillait pas peur d'aimer, de chialer N'aillait pas peur de crier et de vivre pour vos libertés Pour finir Laisse moi te parler de Marcel Lui qui maintenant nous regarde la haut du ciel Un vieil homme attachant toujours là pour les gens Une vieille canne en bois pour soulager ces émois Il avait pour habitude de s'trimbaler Le journal à la main, du soir au matin cutour d'une taffe à café allongé Ils lisaient uniquement la page des décès Il riait aux éclats en regardant tout ça Il disait, tu verras un jour, ça sera moi Mais la vie est si belle alors j'reste un peu la Pour vous regarder râler sur tout ce qui ne va pas Ces réflexions d'avant guerre et ces conseils précaires Faisait de ce vieillard, un peu l'oncle ou le père De ces chanteurs de bars qui ne savent que boire Pour trinquer à la vie en noyant leur désespoir Le jour t'en espérer de devoir s'envoler Un matin je compris l'ayant pas vu débouler Qu'une page de ma vie s'en était aller Moi et leurs commérages en unique héritage