Skip to content
Lyric
Dive
Public playlists
My playlists
Search
Sign in
Oh my god
Marion Cousineau
Popularity · Low
+
🇫🇷 French · Original
0
0
Listen
YouTube
1
2
3
0:00 / 0:00
Loading YouTube player...
Lyrics offset
Synced
Lyrics
Original
Translation
Bilingual
À la librairie du carré Saint-Louis, y avait en vitrine
Deux livres sortis en vente ce mois-ci
Deux auteurs ben in, deux belles couvertures
Deux plumes au futur prometteur à croire ce qui se murmure dans les corridors de la littérature
Y avait le roman d'une jeune autrice du bas Saint-Laurent
Et celui d'un gars, Arthur je sais plus quoi, au titre ronflant
Mais j'ai pris c'lui du gars sans savoir pourquoi, sans trop réfléchir
Je me suis arrêtée pour boire un café pis là, j'ai failli mourir
Oh my god
J'suis misogyne
J'ai jamais pris ma sœur au ballon chasseur quand on était petites
J'ai toujours choisi les gars en premier, même ceux qu'étaient poche
Quand on m'a volé ma belle efface bleu, en secondaire deux
Je n'ai suspecté qu'Ari et Julie alors que c'était Mathieu
Y a juste suffi qu'Étienne dise à droite pour que j'tourne là
Pourtant, ses frangines m'avaient dit, les quatre, que c'était tout droit
J'reproche à ma mère une tonne d'affaire, elle qu'est toujours là
Alors que mon père, il m'en a fait faire pis j'lui en veux pas
Oh my god
J'suis misogyne
Je trouve ça normal qu'au téléjournal, on voit que des hommes
Qui se parlent entre eux, de problèmes sérieux, de l'avenir de l'homme
Et la majuscule, on s'la met au? ou bien on l'enterre?
Si rien me bouscule, si je capitule où va la colère?
Une boule au sein, une pierre aux reins, une crise de foi
Une vieille rancœur contre mon âme sœur qui guérit pas
Fuck, j'ai pas besoin que personne me bâillonne, je m'arrange toute seule
J'ai compris ça bien, je suis pas un homme, je me ferme la yeule
Oh my god
18 générations de femmes à genoux, c'est une bonne hérédité, mettons
18 générations de femmes mises à genoux, ça te transmet le métier, dirons-nous
Ça t'apprend à supporter
Tellement intégrée, la chasse aux sorcières que je me la livre
J'ai déraciné la femme en colère, je l'ai brûlée vive
Juste comprendre ça, c'est un pas de côté
C'est m'ôter du chemin
Juste de dire ça, c'est te demander si ça te rejoint
À l'idée qu'la route est bien longue encore y a tout de moi qui tremble
Mais c'qui me tient debout c'est qu'on peut faire corps, la marcher ensemble
On y va? tu viens?
J'ai besoin de nous et du choix des mots
Faut que ce soit fin pis que ce soit doux
Parce qu'on aura peu de repos mais on le fera, on sera sentinelles
D'un monde à défendre où chacune pourra à son rythme à elle
Renaitre de ses cendres
Oh my god, imagine